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LES ROMANS QUE JE N'ÉCRIRAI PAS

LES ROMANS QUE JE N'ÉCRIRAI PAS

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PUISQUE C'EST ÉCRIT, 2017

PUISQUE C'EST ÉCRIT, 2017

Dans La Vie sauve, recueil de nouvelles publié en 2016, les personnages, pris dans un réseau de liens, passent d’un texte à l’autre, connectés parfois le temps d’une simple rencontre, fortuite ou fatale. La récurrence d’une quinzaine d’entre eux sur 121 à ce jour, tend à devenir un système.

Dans Puisque c’est écrit également, l’index, Apparition des personnages, offre la possibilité d’une lecture ciblée. L’aventure de ce travail réside autant dans l’écriture que dans ces passerelles entre les textes par le biais des personnages, au mépris de la chronologie qui n’est toujours pas une préoccupation de l’auteure. Ainsi Olivia, dont la mort est avérée dans La Vie sauve, ressurgit, livrant postérieurement les clés de son existence.

La conséquence avant la cause. La flétrissure avant l’éclosion. Le dénouement avant l’incipit.
Pour une fois, on rembobine, sans que les habitants de
cette constellation marchent à reculons ou sur la tête. Un monde normal raconté autrement. 

Nouvelle publication : de nouveaux personnages, mais aussi des nouvelles de Zélie, Olivia, François....

Nouvelle publication : de nouveaux personnages, mais aussi des nouvelles de Zélie, Olivia, François....

 

 

 

49 NOUVELLES

LA VIE SAUVE

                            UNE SOLUTION

PAS DE DEUX

TROIS SECONDES

DIVINATION

LE LECTEUR

PREMIÈRES FOIS

TRANSSIBÉRIENNE

PRAGMATISMES

RACCHIARELLA

LA MISE EN CAUSE

RÉVÉRENCE

NÉGATION

PLAGIAIRE

ESPÉRANCE DE VIE

CYNTHIA

BLOCKBUSTER

LA MÉRIDIENNE ROUGE

TREBESHINA

PAVANE

VOLEURS D’ÉTINCELLES

NO MORE

ÉQUINOXE

LA BANDE À MICKEYS

PHAGOCYTOSE

CRÉER, C’EST RÉSISTER

CHAISE VIDE

MIROIR

L’INSOUTENABLE IRRÉVÉRENCE

MANHATTANHENDGE

CLOCHETTES DE VENT

MELTING-POT

BARBARIE

SENSATIONS

OPÉRATION CAMÉLÉON

UN HOMME

JÉRÔME

LE COMBATTANT

DERNIER APPEL MANQUÉ

JAMAÏCA

DANS LES YEUX

UNE MÈRE, UNE SŒUR, UNE AMIE

NON VERBALE

PUISQUE C’EST ÉCRIT

COMME UN AVION SANS AILES

ONZE HEURES CINQUANTE-CINQ ET DIX SECONDES

MARCASSITE

RÉFLÉCHIR

CE QUI A EU LIEU

 

 

L’AUTEUR

En 2011, Brigitte Maeght, professeure de lettres, a publié chez L’Harmatan Le Chant des darses, un recueil de haïkus, et, en 2016, La Vie sauve, un recueil de nouvelles.

EXTRAITS de PUISQUE C'EST ÉCRIT

« La nouvelle était brutale et provoqua en moi une sorte de décharge électrique qui me surprit. — Comment cela ?
— Monsieur Eechqoodt a dû perdre le contrôle de son véhicule.
— Et il est... ? hasardai-je, prudente.

— Oui. Nous avons constaté son décès.
Voilà comment je me retrouvai séparée sans divorce, veuve sans chagrin et rentière sans particule.
»

PUISQUE C’EST ÉCRIT

« Soudain, tout s’éclaircit. L’argent, mes flacons de parfum, mes livres, c’était elle. Des objets sur la dis- parition desquels j’avais cessé de m’interroger après m’en être ouverte à elle sans avoir jamais imaginé qu’elle pût en être l’usurpatrice. Notre amitié de l’époque l’éloignait de tout soupçon.

Je tentai de me lever, vacillai et me rassis.
— Ça ne va pas ? sourit Bérénice, l’air faussement inquiet. — Si, c’est juste, c’est juste que..., un peu de fatigue.
— Tu ne manges pas assez, conclut-elle.

J’éprouve encore une vraie délectation à me refaire le film de ce qui dut se passer ensuite, Bérénice se retrouvant seule, en face d’une place vide, et sans sa broche, puisque je la lui arrachai des mains sans lui donner d’explication.

J’attendis d’être dans ma voiture pour exploser de joie. J’avais gagné. »

MARCASSITE

« C’est au moment de tendre son billet qu’une idée la traversa. Une solution existait pour elle : réaliser enfin quelque chose avec ses mains, ses longs doigts hérités de sa mère. Mélanger, couper, ciseler, polir comme Hector et Lucas, avec patience et détermination, une envie qu’elle avait repoussée jusque là.

Si parfois elle s’était aventurée à parler à ses frères de ses projets, ou à leur montrer ses ébauches, au lieu d’encouragements, elle n’avait reçu que des silences qui l’avaient dissuadée de poursuivre. Ses premières sculptures s’étaient heurtées à leur froideur.

Damien l’avait alerté contre ce qu’il considérait comme de fausses, tenaces et dangereuses convictions.

— Tu leur donnes trop d’importance, lui disait-il. Pose-leur plutôt des questions, au lieu d’imaginer des choses qui n’existent sans doute pas. Quand vas-tu t’y mettre ? lui serinait-il. Tu as de l’or dans les mains et une belle énergie pour rattraper le temps perdu. Tu es une femme libre, Olivia.

Libre, mais empêchée. »

RÉFLÉCHIR