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LES ROMANS QUE JE N'ÉCRIRAI PAS

LES ROMANS QUE JE N'ÉCRIRAI PAS

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PUISQU'ON EN PARLE

PUISQU'ON EN PARLE

PUISQU'ON EN PARLE

Le genre associé à des textes courts est généralement celui de la nouvelle. Mon travail ressemble plutôt à d’amples fragments de plusieurs romans qui s’écriraient en même temps. « Nouvelles » est donc à prendre au sens le plus large.

Dans Puisque c’est écrit, on ne s’étonnera donc pas de trouver des articles de presse (signés par Clémentine Parisse, personnage récurrent de La Vie sauve) évoquant des faits déjà relatés, mais d’un point de vue différent.

Enfermement et trahison continuent d’être le ferment de ces histoires où se croisent toutes sortes de folies presque ordinaires qui, grâce à leur pugnacité, gardent la tête haute jusqu’au bord du précipice.

Pris dans un réseau de liens, les personnages passent d’un texte à l’autre, connectés parfois le temps d’une rencontre, fortuite comme on se croise, heureuse comme on s’aime, ou fatale comme on court à sa perte. La récurrence d’une trentaine d’entre eux tend à devenir un système.

Dans Puisque c’est écrit, comme précédemment dans La Vie sauve, l’index, Apparition des personnages, invite le lecteur à aller à leur rencontre, offrant à nouveau la possibilité d’une lecture ciblée.

L’aventure de ce travail réside autant dans l’écriture que dans ces passerelles entre les textes, au mépris de la chronologie, du moins concernant l’ordre des nouvelles, qui n’est toujours pas une préoccupation de l’auteure. Tel personnage dont la mort est avérée dans La Vie sauve, ressurgit dans Puisque c’est écrit, livrant postérieurement la clé de son existence. C’est le cas d’Olivia, littérairement exhumée dans Melting-pot, Sensations, Un homme, Jamaïca, Comme un avion sans ailes et Réfléchir.

La conséquence avant la cause. La flétrissure avant l’éclosion. Le dénouement avant l’incipit.

Pour une fois, on rembobine, sans que les habitants de cette constellation marchent à reculons ou sur la tête. Un monde normal raconté autrement.

François, Jérôme, Martin, Olivia, Zélie, tous n’ont pas fini de surprendre le lecteur, comme ils m’interrogent moi-même, se jouant parfois de moi, me menant où ils ont décidé de me mener, peut-être depuis le début de ce travail.

J’écris sous leur dictée. Ils me livrent leur secret, m’exhortant à me mettre au travail sans délai.